Archive pour la catégorie ‘Internet’

Conférence de Richard Stallman à Paris – déçu

Par Paul le Mercredi 13 janvier 2010 à 16 h 50 min :: Internet, geek, hadopi

Hier j’ai eu la chance d’être des privilégiés qui avaient réservé une place à la conférence donnée par Richard M. Stallman (RMS pour les intimes et pour le reste de cet article) à l’occasion de la sortie de sa biographie aux éditions Eyrolles. Autant dire que j’étais très impatient de voir cette figure de l’informatique et plus globalement du courant de pensée que représente le monde du logiciel libre. Je vous préviens tout de suite : j’ai été très déçu par cette intervention et je ne compte pas y aller avec le dos de la cuillère dans cet article.

ça commence mal !

La conférence, telle qu’annoncée sur le blog d’Eric Dupin était censée commencer à 17h30. J’ai donc du me dépêcher pour arriver à l’heure en sortant du bureau… Résultat : arrivé à 17h25 je me rend compte que la conférence a déjà commencé… Et pour cause : celle-ci débutait en fait à 17h. Après avoir vérifié, j’ai pu constater que le rappel envoyé quelques jours avant la date de la conférence mentionnait effectivement 17h, sans préciser si cette heure était bien celle prévue à la base ou si elle avait été reportée…

Un peu déçu d’avoir raté ce que je croyais à ce moment encore être 5 minutes de présentation je me trouve une place, très haut dans les gradins d’une salle qui ressemble à une salle de classe d’un lycée situé en pleine zone d’éducation prioritaire alors que RMS continue son discours en parlant dans un micro au son infâme… Pour le côté important de l’évènement on repassera !

Qu’à cela ne tienne, le cadre n’est pas idéal, j’ai raté quelques minutes de présentation, je vais profiter du reste… Sauf que !

Assez vite je me suis rendu compte que si RMS est très à l’aise avec la langue française, il a tendance à se raccrocher à son anglais natal. Étant assez habitué des présentations dans la langue de Shakespeare (comprenez par là ayant survécu à une conférence donné par deux taiwannais parlant anglais comme des vaches écossaises) j’aurai préféré qu’il se passe de cet effort et donne la conférence dans une langue qu’il maîtrise au moins autant que le sujet qui est abordé.

Richard Stallman à paris

Sur le contenu de la présentation

Le cadre est donc désastreux, l’organisation laisse à redire et la barrière des langues fait que RMS n’a pas la tâche facile… Je vais donc lui accorder toute mon indulgence malgré le fait que j’attende beaucoup de cette conférence (j’hésitai encore à sortir mon prochain projet sous licence CC).

Mais même sur le contenu de la conférence, et malgré un public conquis d’avance (c’est que le bonhomme est quand même réputé) des moments de flottement assez lourds se sont fait ressentir à certains moments de la présentation tant celle-ci a dérapé sur des sujets sensibles traités à la légère par le gourou.

Le 11 septembre

Le pire exemple de ces dérapages restera la comparaison très maladroite de RMS entre les attentats du 11 septembre 2001 et le nombre de morts sur la route. Alors qu’il tente d’expliquer que les attaques terroristes permettent aux gouvernements d’imposer plus de surveillance et de censure à la population, il se risque à mettre en parallèle les 3.000 morts du WTC et les 4.000 décès par accident sur les routes des USA, ajoutant au passage que les attentats ne se produisent que rarement et que les morts sur les routes se reproduisent chaque jour. Si le point de vue est défendable (et encore), la mise en relation de deux éléments tellement différents et dont l’un est aujourd’hui encore sensible prêterai à sourire si elle n’était pas aussi grave.

Un réel parti-pris pour le logiciel libre

Il serait débile de reprocher à un dentiste de prendre soin de ses dents… Aussi est-il un peu naïf de reprocher à un gourou du logiciel libre de prendre parti pour les licences copyleft (terme inventé par RMS si je ne dis pas de bêtise). Mais à ce niveau, ça frise l’intégrisme religieux !

Pendant la demi-heure de présentation que j’ai eu a chance de voir RMS a du répéter les mots « logiciel privateur » une bonne vingtaine de fois… Au point de faire oublier à son public, probablement principalement composé de personnes payées pour travailler à la conception de logiciels propriétaires, que ces logiciels permettent à des dizaines de milliers de personnes de vivre. Oubliant aussi, lorsqu’il prêche l’enseignement des logiciels libres à l’école, que même si en théorie il serait plus logique d’enseigner l’usage de linux et the Gimp la plupart des entreprises fonctionnent sous Windows et Photoshop (exemples pris totalement au hasard ^^).

Et des fois on se demande…

Déjà relativement blasé par un discours très en deçà de ce que j’attendais je suis tombé littéralement sur le cul en le voyant se lancer sur la piste du piratage et des « lois liberticides de monsieur Sarkozy » (expression répétée au moins cinq fois en l’espace de 30 minutes). Non pas que je ne l’attendais pas sur ce point, étant moi même férocement opposé aux dérives du gouvernement sur le sujet du téléchargement « illégal », mais RMS en a fait une telle simplification que cela en devient déconcertant… A se demander si le monsieur n’est pas devenu un peu vieux pour donner des conférences de ce genre. L’apothéose étant atteinte quand, en référence, il nous donnera l’adresse du site officiel de présentation du mécénat global alors que celui-ci est tombé depuis plusieurs mois déjà et en précisant que son créateur Francis Muguet était mort dans des circonstances suspectes alors qu’une enquête est, à ma connaissance, toujours en cours.

Et parce que le libre c’est aussi le partage

S’en suit la session de questions / réponses la plus courte de l’histoire des conférences ! En tout et pour tout il me semble que 5 questions ont été posées – non pas que l’auditoire soit composé de muets, mais assez vite ce sont les organisateurs qui ont coupé court, surement à cause de l’attitude désinvolte, à la limite du désagréable, du gourou.

Parmi les questions j’ai trouvé que celle posée par un journaliste du rachat de Sun, et particulièrement de mySQL, par Oracle était très pertinente à savoir, en paraphrasant : « que pensez vous du rachat de Sun, et donc de mySQL, par Oracle – sachant que les 8 développeurs initiaux n’ont rien touché de ce rachat ? Que pensez vous de l’indépendance qui en résulte ? »

A cette question RMS s’est simplement autorisé à ne pas répondre, expliquant brièvement que les intérêts financiers ne l’intéressaient pas. Quand on sait qu’il tire l’essentiel de ses revenus de conférences comme celle-ci on comprend mieux que même cela ne l’intéresse pas ! De plus, il est bon de savoir que Richard Stallman était à l’initiative d’une lettre ouverte à la commission européenne demandant le bloquage dudit rachat… Heureusement que cela ne l’intéresse pas !

Ce qu’il faut en retenir

Devant la déception créée par cette conférence je pense qu’il est aussi bon de rappeler quelques petites choses qui ont parfois amené les gens à sourire, rire ou même applaudir.

L’église de GNU

Vers la fin de la présentation, RMS se vêt d’une toge et d’une auréole et tente de nous convertir à l’usage d’emacs, son « petit » bébé. Pour quelqu’un aussi attaché que moi à l’humour de geek, je dois avouer que j’ai ris.

Le passage en question a été filmé par une personne de l’auditoire qui a eu la bonté de l’uploader sur Youtube (plateforme privatrice, bouh !) aussi je me permet de la relayer :

Des prises de position relatives mais réelles

Autant je suis contre une radicalisation du monde du libre comme celle que RMS a essayé de nous vendre, autant je suis pour le soutien efficace des bonnes initiatives se basant sur ce mode de pensée. Aussi c’est avec plaisir que je l’ai entendu batailler contre Eyrolles pour que ceux-ci mettent à disposition l’ouvrage à paraître le 21 janvier dès maintenant sur leur site sous prétexte que celui-ci allait être prévendu juste après la conférence. Ajoutant avec un trait d’humour qu’il n’était pas vraiment obligé de suivre les termes de sa licence, l’ayant écrite.

De même, les nombreuses caméras présentes dans la salle étant destinées à une rediffusion gratuite de la conférence, dans quelques jours, sur la plateforme Open Video de Dailymotion m’ont donné une réelle impression de proximité entre le gourou et son discours… Dommage que le reste ait complètement gâché cela, mais heureusement que la vidéo sera diffusée, me permettant ainsi de rattraper les 25 minutes que j’ai raté.

Edition du 22/01/10 :

La conférence est bien en ligne sur openvideo, vous pouvez la trouver en suivant ce lien. J’en ai profité pour revoir le début de la conférence que j’avais raté… Il s’agit en fait de 15 minutes dont 7 minutes de ronds de jambes de la part de l’éditeur… Je n’avais donc pas raté grand chose…

Sources : [video] [Photos]

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Désirs d’avenir : le premier suicide 2.0

Par Paul le Jeudi 17 septembre 2009 à 12 h 13 min :: Internet

Encore une fois, quand je commence à parler d’un sujet proche de la politique je vais me fendre d’un petit avertissement : ce billet n’est absolument pas à but politique. En effet je ne prétend pas m’y connaître sufisamment dans ce domaine pour me permettre de donner mon avis publiquement sur internet.

Par contre s’il y a quelque chose que je connais c’est l’internet et plus particulièrement la création de sites internet (j’en ai plus d’une dizaine à mon actif et ce n’est qu’un début)…

Le site dont je vais vous parler aujourd’hui est celui de l’association créée par Ségolène Royale : Désirs d’avenir.

Parce que les mots me manquent, je vais directement vous donner la première version, mise en ligne hier et qui était visiblement attendue par le monde politique :

Désirs d'avenir : site du 16/09/09

Désirs d'avenir : site du 16/09/09

Face aux réactions sur twitter et sur tous les sites d’actualité (Rue 89, le figaro, …) le service communication (ou Ségolène elle même, qui sait ?) a publié sur son site personnel un communiqué public pour «répondre aux inquiétudes soulevées par le nouveau site internet» expliquant entre autre que le site avait généré 217.000 connexions sans préciser si ce chiffre avait été atteint en une journée ou sur une autre durée (auquel cas on se demande l’intérêt de nous lancer un tel chiffre).

Nul ne doute que le taux de rebond devait être proche des 100% : les visiteurs venant simplement pour se moquer un bon coup avant de repartir !

Malgré le succès annoncé, une nouvelle version est aparu ce matin, comme si finalement les responsables de la communication s’étaient rendu compte que le site n’était pas vraiment à la hauteur…

Là encore les mots me manquent, aussi je vous laisse avec une capture d’écran (avant qu’ils ne le remplacent par une nouvelle version demain) :

Désirs d'avenir 17/09/09

Désirs d'avenir : site du 17/09/09

D’un point de vue technique

Techniquement, le site est le même qu’avant : basé sur un joomla (pas à jour) et fait plutôt pro… A l’exception de la page d’accueil entièrement en flash (SEO bloquant). Celle ci se basait sur un fond d’écran de Windows Vista (ce qui doit être du piratage si tout va bien) et une série de boutons de chaque côté d’une video en autoplay et sans aucun contrôle…

La nouvelle version intègre des contrôles archaïques pour la vidéo et se base sur un fond d’écran… fait sous paint… il convient toutefois de noter que le fond d’écran s’adapte à la résolution de l’écran au lieu de rester simplement calé sur la gauche de l’écran comme c’était le cas avec la version Vista du site.

Le scandale du tarif

Tout ceci serait presque drôle si le prix de cette magnifique page n’était pas de 40.860€…

Selon les communiqués officiels, le développement de la première version aurait pris deux mois… Ce qui fait une facture de 20.430€ par mois.

Pour la seconde version (la belle violette) il aura suffit de quelques heures (ce qui parait plus raisonnable vu la qualité du travail).

D’un point de vue objectif, et en imaginant cinq minutes que le travail effectué soit de bonne qualité, le devis n’aurait pas du excéder 200€ pour une demi-journée de travail… Et accessoirement : il aurait été judicieux de ne pas faire ceci en flash…

Les parodies

La tentation était trop grande : de nombreuses parodies ont vite fleuri sur la toile. Je vous donne quelques adresses qui vous feront rire (n’ayant pas coûté 40k€) :

Pour suivre tout cela en direct, une seule adresse : Désirs d’avenir ! (surement une nouvelle version d’ici demain)

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Hadopi-Explorer : retour d’expérience sur un beau buzz

Par Paul le Dimanche 13 septembre 2009 à 18 h 15 min :: Internet, Mes sites, hadopi

Le 21 mai dernier, je vous annonçait la sortie de mon navigateur Hadopi-Explorer. Quelques jours plus tard, le 29 mai, je vous annonçais la sortie de l’extension Firefox qui intègre le fonctionnement de l’Hadopi-Explorer directement dans votre navigateur Firefox.

Aujourd’hui je vous propose de revenir sur ce qui restera pour moi une très bonne expérience : le buzz que ce petit projet a généré un peu partout sur la toile.

Publication des listes

J’avais prévu initialement de publier la liste des sites bloqués pour prouver que la censure est facile à dissimuler dans un ensemble de sites effectivement «illégaux». Je ne le ferais pas aujourd’hui, pour la simple et bonne raison que de nombreux sites bloqués sont des sites qui servent effectivement à télécharger du contenu (souvent) sous copyright. Aussi je ne compte pas faciliter la tâche de l’Hadopi qui va bientôt entrer en fonction…

Sachez toutefois que la répartition est la suivante :

  • 14 favoris
  • 490 safe
  • 340 warning
  • 456 bloqués
  • 10.459 en attente d’inspection

Les sites en attente

Cela prend beaucoup de temps de valider un site, de trouver un commentaire amusant à ajouter. Surtout dans le cas de sites que l’on ne connait pas déjà.

Vous vous en doutez certainement : je n’ai pas l’intention de passer mes nuits à valider des sites un par uns… Donc, ce chiffre ne fera qu’augmenter…

Les backlinks

Grâce à un beau backlink sur PCInpact, la fréquentation a explosé et le trustrank Google a du faire de même à en juger par le pagerank (PR4 en quelques jours) et le référencement global de l’Hadopi Explorer malgré une conception pas vraiment SEO-Friendly…

Et au dela de la qualité de plusieurs backlinks (nofrag, linuxfr, dafuckingblueboy, …) c’est la quantité qui est impressionnante : depuis le lancement du site, et d’après Google Analytics, les visiteurs de l’Hadopi-Explorer sont venu de plus de 600 sites différents (623 à l’heure où j’écris ces lignes) !

Petite nouveauté (pour moi), beaucoup de visiteurs (700+) sont arrivés directement depuis twitter. il faut dire que de très influents membres ont Retweeté un message original de @Manhack – parmi lesquels @Vidberg, @Jmplanche et @Demarcq, … Merci donc à eux, et plus particulièrement à @Manhack !

Les chiffres

Et bien entendu avec les backlinks viennent les visiteurs : en très exactement 115 jours c’est plus de 50.000 visiteurs qui se sont amusé à mettre mon serveur à plat. Sur ces 50.000 gentils sympatisants de l’Hadopi désireux de se mettre en conformité avec la nouvelle mesure de racket «culturel» on compte plus de 17.000 visiteurs en provenance de PCInpact (ils ont bien mérité un deuxième BL).

Du côté de l’extension, c’est plus de 7.000 pirates (7.014 à l’heure où j’écris) qui n’ont plus accès à The Pirate Bay (et à deux ou trois autres sites). D’après le tableau de bord des développeurs, l’extension est téléchargée 250 fois par semaine et compte 800 utilisateurs quotidiens.

Inutile de tourner plus que ça autour du pot : les chiffres sont bons, très bons pour un petit projet lancé sur le compte d’une blague…

Remerciements

Je vais commencer par remercier Geoffrey Dorne (encore une fois) pour m’avoir laissé utiliser son logo «Christine is wathing you» qui n’est plus trop d’actualité maintenant…

Ensuite bien entendu, remercier à nouveau PCInpact, et plus particulièrement Marc Rees qui, non content de m’avoir apporté plus de visiteurs que je n’en demandais, m’a même proposé de m’aider à valider des sites (comme si il n’avait pas assez de taff déjà !)

Et puis je vais remercier chacun des 50k+ visiteurs qui ont fait de ce projet ce qu’il est : une belle farce, qu’on aimerait voir rester une blague… mais qui nous menace toujours un peu plus.

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Une (très) mauvaise publicité virale pour MSI

Par Paul le Mercredi 12 août 2009 à 11 h 41 min :: Internet, Publicité

J’aime beaucoup MSI… Pas vraiment leurs produits, mais plutôt l’équipe française avec laquelle j’ai été à amené à travailler à l’époque où j’étais journaliste. Mais là j’ai beau chercher, je ne leur trouve pas d’excuse pour cette vidéo…

Dans l’absolu, la vidéo tourne – et c’est quand même le but principal d’une vidéo virale – mais quand on regarde le contenu de ladite vidéo on se demande quel était le but recherché par l’équipe qui l’a mise au point…

[Source]

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Pourquoi je ne crois pas à la survie de Wormee ?

Par Paul le Lundi 6 juillet 2009 à 11 h 57 min :: Internet, web 2.0

Hier soir je faisais un constat plutôt alarmant sur le challenger chassant sur les terres de deezer. J’ai décidé d’en faire la pensée geek du jour sur BDG : «Pourquoi j’ai l’impression que wormee va survivre deux mois ?».

Mais comme je ne suis pas (trop) du genre à troller sans donner d’explication je me permet de tenter une explication, chiffres et analyses à l’appui.

logo-wormee

La fréquentation

S’il est un outil que j’utilise tous les jours ou presque, pour faire de la veille concurrentielle ou même simplement pour avoir une idée sur un site web quelconque, c’est Google Adplanner. Le but initial est d’aider les annonceurs potentiels à évaluer un site web avant d’envisager de passer de la publicité dessus. A cet effet l’outil de Google donne quelques informations intéressantes sur les sites que l’on consulte…

Bien sûr les chiffres ne sont pas toujours bons, mais donnent une bonne tendance. Pour BDG par exemple, les chiffres donnés sur à multiplier par 1.5 pour arriver à la réalité.

Mais quand on s’intéresse au cas de Wormee avec Adplanner on fait un constat plutôt alarmant : le nombre de visiteurs est estimé à seulement 30.000 par mois. Même en appliquant le ratio trouvé sur un de mes sites on n’arrive qu’à 45.000 visiteurs par mois soit entre 1.000 et 1.500 visiteurs par jours !

En comparaison, Deezer affiche fièrement 12 millions de visiteurs par mois, soit environ 400.000 visiteurs par jours !

Mais il y a un autre point que soulève Adplanner à propos de Wormee : le type de visiteurs. En regardant la partie «Sites also visited» on s’aperçoit que l’audience principale de Wormee est composée de geeks. On peut dès lors penser que les visiteurs sont arrivés à la suite d’une lecture sur presse-citron, freenews ou autre journaldugeek… et qu’ils ne reviendront probablement pas.

A l’inverse, pour des sites comme deezer, jiwa et autres concurrents on constate que les «sites also visited» sont plus proches du grand public. Ce qui traduit (à mon sens) que le site est bien rentré dans les moeurs et que certains l’utilisent tous les jours sans pour autant être technophiles.

Le référencement

Certes Deezer a un métro d’avance sur Wormee puisque le champion toutes catégories du streaming de musique est en place depuis août 2007 (bientôt son anniversaire !) – mais ce que l’on voit avec Wormee c’est une nouvelle approche. Il suffit pour se rendre compte de cela de quelques recherches sur Google pour s’apercevoir du fait suivant : Wormee n’a aucun contenu statique accessible depuis une URL «en dur».

Pages indexées par Google
Wormee Deezer MusicMe iMeem Jiwa last.fm
5 1.900.000 69.100 2.920.000 16.800 1.790.000

La conclusion à cela est simple : il est impossible de tomber sur Wormee en faisant une recherche sur un morceau de musique particulier comme cela peut-être le cas avec les concurrents. Quand on sait que les moteurs de recherche sont, pour certains sites, les principaux vecteurs de nouveaux visiteurs, il est permis de douter de la pérennité possible de Wormee en l’état…

A noter que le blog de Wormee comptabilise 95 pages supplémentaires référencées…

Les méthodes

J’ai découvert ce week end que Wormee se permettait de faire de l’affichage sauvage (JDG) dans les rues de grandes villes. Et là me viennent deux questions : pourquoi ? et pourquoi on les laisse faire ?

Affichages dans les rues de Boulogne pour le Solidays

Affichages dans les rues de Boulogne pour le Solidays

De pareilles méthodes ne peuvent que desservir la maque : certes cela coute moins cher mais l’effet recherché ne peut pas être atteint : on a l’impression d’avoir affaire à des amateurs. Ce qui est tout sauf ce que peut (/doit) se permettre une filiale du groupe Orange…

A ce propos les commentaires sur le JDG comme sur le blog officiel de Wormee sont clairs : ça n’a plut à personne…

Mais ce n’est pas tout : il y a aussi un tout petit détails très agaçant qui semble leur tenir à cœur : l’autoplay ! Si vous êtes comme moi et que vous utilisez souvent les onglets de votre navigateur vous devez savoir qu’il n’y a rien de plus pénible qu’une page qui commence à jouer  de la musique sans qu’on ne lui ait rien demandé… Et bien chez Wormee ils ne sont pas au courant de ces désagréments…

C’est notamment sur le blog que j’ai put constater cela de façon systématique : en ouvrant un billet dans un nouvel onglet pour voir les commentaires, puis en changeant de page pour passer à la seconde, j’ai eu le droit à deux chansons en décalé (qui de plus, ne correspondaient absolument pas à mes goûts musicaux).

La concurrence

Et c’est sur ce point là que le petit nouveau va avoir beaucoup de mal à creuser son trou (oui tout le monde fait des jeux de mots avec le ver, alors pourquoi pas moi). Parce qu’en plus des portails déjà bien connus de streaming se développent d’autres solutions comme spotify ou beezic, qui devrait littéralement exploser dans les mois qui viennent…

Bref orange arrive sur le marché en réinventant la roue alors que l’on arrive à l’époque des aéroglisseurs et autres hoverboards…

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